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May 14, 2011 / Helene Bienvenu, travel-writer

Guide Petit Futé Dubrovnik 2011-2012 / My Dubrovnik guidebook is now available!

Ceux qui suivent mes (mes)aventures sur ce blog sauront qu’un certain guide sur Dubrovnik était dans les cartons depuis quelques mois (cf. articles y référant). Le voici désormais déballé, disponible en librairie (en France, en Belgique, au Luxembourg…) et même sur google books (contenu intégral non téléchargeable). Bien sûr, ce n’est pas pour écouler ma camelote – je ne suis pas rémunérée à l’exemplaire – mais je me suis dit qu’un article spécial bons plans dubrovnikois, à suivre dans un prochain billet, ne ferait de mal à personne. Qui sait, à force d’en parler, j’ai peut-être suscité des vocations adriatiques… J’ose secrètement espérer ne pas avoir tâté au billard ragusain (celui où l’on vous opère) pour rien ! Je ne vais pas vous dire que mon guide est nécessairement meilleur que les autres. On n’est pas à la cour de récré ! Le Petit Futé vient se rajouter à une offre assez conséquente de guides francophones petit format plus que satisfaisants. Pour autant, le résultat final dont je suis l’auteur est loin de me déplaire. Un certain nombre de travers propres au Petit Futé ont été évités : les cartes présentées dans le guide sont utiles et bien faites, les photos sont plutôt correctes et les adresses ont été testées par mes soins (sauf pour la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro). C’est que j’y ai passé du temps à Raguse. J’ai même épluché l’ensemble des guides de la concurrence en français et en anglais (car il ne faut pas croire, c’est ainsi que l’on travaille dans le milieu : en regardant ce que font les autres pour mieux créer sa propre “matière”). J’ai séjourné plus d’un mois sur place en août puis en octobre 2010, en quête des meilleurs endroits dans la région. J’ai rencontré des gens incroyables qui ont accepté de me dévoiler où se cachaient leurs terrasses fétiches, leurs restaurants de quartier, leurs troquets préférés. J’ai testé des dizaines de “konoba” (taverne-restaurant), visité autant (en réalité bien plus) d’hôtels et de chambres d’hôtes, bu des litres de cafés, de rakia et de dingać, pris quelques coups de soleil, goûté aux fameuses soirées de l’hôtel Belvedere… bref, je n’ai pas chômé de 9h à 4h du matin.

Pour être très franche : Dubrovnik vaut le coup d’œil, absolument mais certainement pas en août, ni en juillet, lorsque la ville est envahie par des dizaines de milliers de touristes issus de tous les horizons (dont un nombre ahurissant de Français) que l’on retrouve à arpenter le Stradun en short… Avril – mai, septembre, voire début octobre sont à privilégier (le reste de l’année, Dubrovnik est notoirement assoupi, il est de surcroit difficile de s’y rendre depuis l’étranger). Le séjour en sera d’autant moins cher : Raguse n’est pas donnée ! Il faut au moins compter 15 € par repas et par personne au restaurant, 4 € pour une pizza ou un sandwich pour les plus fauchés. Pour une chambre double en saison, compter 80 € chez l’habitant – à réserver bien à l’avance (deux moins minimum) – 15 € minimum pour une nuit en auberge de jeunesse (elles se font rares). Un prochain article suivra sur mes bons plans à Dubrovnik, distillés à titre personnel. D’ici là je vous livre ci-dessous l’édito de mon opus ragusain qui couvre un vaste territoire et inclut une partie “escapades au Monténégro et en Bosnie-Herzégovine”.

(Re) découvert par les Français et par Easyjet, qui assure un vol direct en été au départ d’Orly, Dubrovnik s’est hissé depuis peu en tête du hit-parade des destinations estivales à la mode. Située à l’extrême sud de la Dalmatie, avec le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine pour voisins, cette cité slave aux accents méditerranéens n’a jamais cessé de crier son amour de la liberté, mis en péril lors du conflit yougoslave du début des années 1990. Et, pourtant, du haut des remparts de la vieille ville, l’histoire de cette splendide cité médiévale, classée patrimoine mondial de l’humanité, semble s’être arrêtée au XVIe siècle, à l’époque où la république de Raguse rayonnait sur l’ensemble de la Méditerranée. Loin de n’être qu’une ville d’art et histoire, Dubrovnik et sa région laissent chacun profiter comme il l’entend d’un soleil généreux et d’une eau profondément bleue. Plongée, planche à voile, kayak, bateau, baignade, randonnée, farniente : la liste se décline à l’infini, d’île en îlot, de crique en riviera, de ruelle en tour fortifiée. Lokrum, Šipan, Lopud, Koločep, Mljet, Korčula… sont autant de synonymes insulaires du mot paradis. La côte, où s’étendent vignobles et oliviers à perte de vue, réserve quelques belles plages et d’agréables surprises gastronomiques. Dingać et Plavać – vins corsés aux subtils arômes –, la presqu’île de Pelješac, le Konavle et l’intérieur des terres de l’île de Korčula raviront plus d’un gourmet. Enfin, Mostar la ravissante bosnienne ou les majesteuses bouches de Kotor monténégrines seront l’occasion d’escapades inoubliables. C’est ce savoureux mélange, au fort goût de revenez-y, que vous livre le Petit Futé dans ce tout nouveau guide.


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