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June 19, 2010 / Helene Bienvenu, travel-writer

Interview intime de Saïd André Remli, ex-détenu condamné à perpétuité, auteur de Je ne souhaite cela à Personne (Seuil)

« Arceuil-Cachan, attention à la marche ». Le RER B repart et me laisse à quinze minutes du centre de Paris. En contrebas de l’imposant aqueduc, je reconnais ce visage tout rond, celui-là même qui figure en couverture de Je ne souhaite cela à personne, une autobiographie poignante signée Saïd André Remli (édition du Seuil, janvier 2010). Qui pourrait se douter, à la vue d’une telle frimousse, que ce papa-poule de 52 ans, père de trois enfants, sort de vingt années passées derrière les barreaux ? Chez Saïd André Remli, les plus plates excuses prennent tout de même un tour un peu particulier : « désolée de ne pas t’avoir répondu un plus tôt, je somnolais… Je ne peux fermer les yeux que le jour, par période de 20 minutes… c’est une habitude de taulard ».

C’est que notre homme n’a pas toujours été un ange. Il ne s’en cache pas. La « galère », il l’a connue tôt. Placé très jeunes dans divers foyers de la région lyonnaise, Saïd, qui aime l’école n’aura pas la chance de la fréquenter longtemps. À l’aube de ses quinze ans, il se retrouve à la rue, après un premier séjour d’un mois en prison. Aux « gentils » casses à la « Robin des bois » se succèdent des braquages plus sérieux, supplantés par de lucratifs jeux d’influence du côté des magnats de la nuit.

Le reste de l’article est disponible sur le site de Café Babel : cliquez ici.

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